TOURNÉE EN CHINE : 2 400 spectateurs

Pékin - 15 mai 2014 - Théâtre Poly

Canton - 18 mai 2014 - Deuxième Palais des enfants

Shenzhen - 20 mai 2014 - Huaxia Art Center

Nanchang - 22 mai 2014 - Jiangixi Art center

Festival Croisements

 


TOURNÉE EN FRANCE : 1 500 spectateurs

Villeurbanne - Jeudi 25 Septembre 2014 - Centre Culturel de la Vie Associative

Versailles - Samedi 27 Septembre 2014 - Théâtre Montansier (78) / Festival Européen Orphée

Bron - Jeudi 2 Octobre 2014 / 18h30 - Amphithéâtre culturel - Université Lyon 2

Metz - Jeudi 4 Octobre 2014 / 20h00 - Université de Lorraine

 


Découvrez les photos de la tournée en France sur le site, rubrique médias

Merci à Fang Fei pour ces belles photos.


Un grand merci à tous :

artistes, public, partenaires, bénévoles, journalistes et photographes...…



MÉDIATION


En 2014, en parallèle du spectacle, l'équipe du "Fil Rouge" a proposé à ses partenaires chinois des ateliers de pratiques artistiques à destination d'enfants en situation de handicap. Deux professionnels spécialisés dans ce domaine, Martine Meirieu et Stéphane Lam, se sont rendus à Pékin et Canton afin de transmettre à une trentaine d'enfants chinois des notions d'inclusion via des pratiques artistiques.

 

"Le premier exercice consiste à une prise de parole individuelle ou peu à peu la consigne évolue de la simple présentation à la prise de conscience d'être "à vue" (posture) de s'adresser à l'autre (voix plus forte) et de proposer un mouvement (gestuelle). Chaque présentation donnant lieu à de l'étonnement bienveillant et à des applaudissements qui progressivement vont théâtraliser l'instant et donner le sentiment à chacun d'être en scène.

 

Nous demandons ensuite d'exprimer une idée ou un ressenti à partir du mot "théâtre"

 

La directrice pense que les enfants ne pourront pas répondre à cela, nous comprenons que l'éventualité de ne pas "réussir" est proscrite de cet atelier.

 

Nous changeons de mot pour prendre "vent" et remplaçons le verbe par le geste.

 

Le groupe suit en imitation, une proposition gestuelle que chacun proposera à tour de rôle, ayant valeur d'échauffement physique accompagné en musique. Là aussi, la consigne évolue doucement de l'imitation à l'expression de caractères et/ou de sentiments, nous indiquons que nous allons ensuite reprendre tout ça, avec comme médiateur commun une bâche en plastique avec laquelle nous exprimerons des émotions et des situations diverses.

 

Devant des grimaces exprimant la laideur, la directrice émet subitement la volonté expresse de nous montrer une chorégraphie que les enfants connaissent par coeur. Nous acceptons avec plaisir de voir la chorégraphie, mais après que l'exercice de la bâche plastique se soit déroulé, une petite appréhension flotte, nous continuons.

 

L'étape suivante sera riche en proposition par groupe de quatre chacun va au gré de ses ressentis, nous montrer sa relation au vent avec la bâche plastique comme outil. Celle-ci devient nuage, ailes, tempête, habits, favorisant l'appropriation, certain deviendront, oiseaux, danseur, roi.

 

Pour répondre au désir de réussite de nos hôtes, nous retiendrons un solo à l'issue de chaque passage groupal. Les enfants sont impeccables dans leurs coordinations et leur énergie, c'est parfait et mécanique tout à la fois, ceci dit le coeur y est.


Nous avons eu confiance les uns dans les autres ce qui à permis, dans l'adaptation réciproque, de mener cet atelier vers son objectif premier "l'inclusion".

 

Inclusion de l'autre, le différent, qui ici était aussi l'étranger que nous représentions. Les appréhensions ont peu-à-peu étés levés, les enfants par leurs joies et leurs ressentis, ont confirmés de manière unanime avec l'équipe encadrante, le résultat très positif de cet atelier.

 

Par nos pratiques et cultures différentes, certaines propositions questionnent des zones inconnues, mais dans l'ensemble, les rencontres de ce type, sont une découverte mutuelle et d'une richesse extraordinaire.

 

Nous avons manifestement été compris dans nos démarches et nous avons également compris beaucoup de choses.

 

Soulignons ici, que le débat sur l'appareillage des malentendant ne se pose pas dans cet établissement et que la politique de l'enfant unique, nous montre que seulement des garçons sont dans l'établissement (dont l'admission est financé en partie par l'état, en partie par la famille) cela soulève la question de la condition des jeunes filles handicapées en Chine."

 

Beijing le 16/05/2014 / Martine Meirieu (Association Eolo) et Stéphane Lam (Pavillon Rouge)